3ième tour de Queyrellin
Les dents de Cyrielle
Le 11 octobre 2006 avec François
(La voie passe tout droit dans le sommet le plus haut, derrière moa)
Chose dite chose faite, formalités estudiantines et bringuesques passées, me revoilà sur les beaux cailloux de nos si belles montagnes Hautes-Alpines avec 3 évènements marquants ce jours, en plus de la méga caillante du à l'absence de soleil (ce dernier était pourtant promi par météofrance, salops!!!):
1) J'ai coché (= sortie à vue pour les non inités) la longueur dure de la voie en 6c/7a (qui d'ailleur engage grave sa maman sur la fin....)!!!! Un bon combat mental et physique mais c'est passé!!! Surtout que ça devait faire depuis le mois d'avril ou mai que j'étais pas allé dans un 6c (ou plus) en falaise!!! (exception faite d'1 6c à Saillans)
2) Un magnifique baaaaaaase de ma part au dernier spit de la voie se transformant en un magnifique écrasement sur plateforme puis un finish plusieurs mètres plus bas tête en bas, sans gravités heureusement.... Comme disait Cyril, faut en garder un peu pour la fin!!
3) Malgré tout un grand finish aux urgences de Briançon, même si pour des raisons autres que cascadesques: Depuis le matin j'avais un mal de bide à tordre une moule et j'ai donc fini ma journée, et ma nuit d'ailleurs, à l'hosto, sous perf, à jeun, et tout le tralala, en attendant l'opération "en urgence" de l'appendicite du lendemain matin qui finalement n'aura pas lieu...
Bref le détail et les PHOTOS à venir tréééés bientôt.... Juste un peu de patience!!! pour le moment faut que je me remtte de mes émotions moa ;-))
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18h15, fini le boulot, 3 petites courses et puis s'en vont... Direction Briançon, ou plus précisement la vallée de Névache, ce petit coin de paradis au bout des Ecrins...
7h15 le reveil sonne. Après un bon petit repas et une super nuit dans le super C15 hotel 5 étoiles on se reveil tranquillou avant d'allumer le réchaud, encore bien au chaud dans nos duvet...
Le C15 hotel *****
8h on décolle direction le refuge du Chardonnet et les tours de Queyrellin juste au moment où le soleil se lève sur les hauteurs. Que c'est beau ces lumières d'aurore illuminant les couleurs automnales...
Départ au premières lueurs du soleil. Il fait frais, c'est tout gelé blanc!!
Pfffff que ça doit être bien d'avoir un chalet ici....
Dans l'éboulis au niveau du refuge du Chardonnet
Vers 10h nous voilà au pied de la voie. Il fait froid mais on est bien habillés, puis le soleil devrait être là bientôt. François fait la première longueur en III puis je pars dans la suivante. J'avoue d'ailleurs que le 6c, comme ça, à froid, et n'ayant pas fait de falaise depuis un bout de temps, ben ça a de quoi déconcerter... J'ai pas randonné!!
La 3ème Tour de Queyrellin. La voie passe au milieu.... Ca pète!!!!
Moi dans L2 (6c 6a 6c), ça reveil!!
La longueur suivant est pour François, puis moi, puis François etc... mais il fait toujours aussi froid et maintenant que le soleil devrait être sur nous, c'est les nuages qui ont pris la relève du pilier pour faire écran aux rayons réchauffeurs. Dommage, on va devoir supporter le froid un bon moment. Pourvu que ça se lève!
La sortie de L3
L4
La fin de L6, une longueur magnifique en 6b que François a enchainé avec L5
Puis je repars dans L7:
Finalement on devra se faire une raison et c'est dans une magnifique ambiance de méga-caillante qu'on devra faire la voie. Tant pis. Puis toutes façons c'est tellement beau qu'on ne regrette pas même si le froid saisissant ne rend pas l'escalade aisée...
François au départ de L8
La fin de L8, la longueur "crochet" en 6c
Puis je repars dans le 6c/7a, plus finosse tu meurs ;-)
Et biiim le 6c/7a!!!! J'ai coché!!!
Je repars de suite dans la longueur suivante en 5+/6a histoire de "récupérer" et de laisser le dernier 6c à François. Je me payerai ensuite la dernière longueur sommitale en 6b, et ça me suffira amplement!!
Sortie du dernier 6c, un réta bien physique...
La DERNIERE longueur!!!
Dernière longueur, j'avoue être bien fatiguée. Puis il a fait tellement froid toute la journée... Du coup je veux aller vite, trés vite, trop vite. Je ne regarde pas ce que je fais, et dans cette dalle bien technique ça ne pardonne pas. je me retrouve vite dans un bombé tout lisse au niveau du DERNIER POINT de la voie, mais il est loin à gauche et je ne peux mousquetonner. Je commence à mal respirer. Je vois la vire à peine 2 mètres sous mes pieds, et le dernier point que j'ai mousquetonné presque au même niveau mais plus à gauche. Si je base... Je vais baser, je vais baser, JE VAIS BASER, BAAAAAAASE!
Bim bam boum, ou suis-je?
Une voie :
"- Ca va? Ca va?
-Ouai... OUAI! Ouai ça va!!"
Je suis sonnée et bien secouée mais ça va. Je me remet à l'endroit (car j'ai la tête en bas, les pieds en l'air par dessus la corde), et ça va... Ouf, quelle frayeur. François aussi à eu peur. Il parait que j'ai tappé de plein fouet la vire, les 2 pieds à plat et j'ai continué ma chute pour aller m'écraser plus bas sur le rocher, la tête en bas. Moi sincèrement je n'ai rien senti. Tant mieux me direz vous!!
On ne tardera donc pas plus longtemps la haut. François fait vite fait l'aller retour au sommet histoire de récupérer les paires et on se casse. 1h et quelque plus tard on est en bas, fini les rappels et basta le froid, on prend le chemin du retour avant de faire une petite pause casse-dalle avec vue sur les tourbières du vallon.
Les warriors devant leur sommet
Le retour...
Depuis le matin j'ai mal au ventre. En fait ça fait une semaine que je pensais avoir des courbatures mais depuis le matin je souffre de plus en plus... Au fil de la voie la douleur augmente. Elle devient vraiment intense dans les rappels et quasi insupportable au retour; Il est donc décidé une fois à la voiture de faire un arrêt au urgences de Briançon...
Résultat : suspicion d'appendicite. Perfusion, mise à jeun, radio, échographie, bilan sanguin, urinaire, admission en chirurgie d'urgence etc*... Pour finalement me "relacher" le lendemain midi " ben finalement on est pas sur donc on ne va pas opérer... On va voir comment ça évolue..."
*J'étais d'ailleurs à 36,7 de température, plus de 3h après être descendu "du froid", quand je dit que ça caillais!!!
Je suis donc rentrée chez moi et j'ai repris le boulot today avec toujours le même mal au ventre, un peu moins intense il est vrai (et fort heureusement), mais ne sachant toujours pas ce que j'ai... Va sèrieusement falloir que je retourne consulter je crois, en espérant que ce ne soit qu'une "vulgaire" déchirure abdominale!!!