Mercredi 27 février 2008
... en attendant la suite de mes aventures en montagne :-)


Hier aprème au taf je me décide à questionner ma patronne quant à l'emploi du temps du mois de mars. Etant donné que je n'ai eu qu'un jours de libre cette semaine et que je bosse tous les jours jusqu'à vendredi, je voudrais savoir si c'est samedi ou dimanche que j'aurai mon deuxième jours de congé hebdomadaire.  Mais oOoh surprise lorsqu'elle me tend le planning, dimanche et samedi que nenni, me voilà présente en théorie.

Je lui fais donc part de l'erreur et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire elle me congédie pour le lendemain...
Argh.
Difficile de prévoir une sortie montagne la veille au soir quand on est plus trop au courant des conditions et surtout lorsque la météo est médiocre et qu'on ne sait encore quel compagnon de cordée on va pouvoir dégoter...

Finalement c'est donc avec plaisir que j'accepte la proposition de Benoit pour aller rider les pistes de Serre-Chevalier avec Eva et Sylvain. Plus de deux mois que j'ai débarqué ici et je n'y ai pas encore trainé mes spatules...

Après quelques descentes de chauffe nos yeux sont rapidement attirés vers le hors-piste de l'Yret. La vue de cette pente élancée en neige très peu tracée ne nous fera pas résister plus longtemps et quelques crissement de semelles plus tard (il faut traverser une zone caillouteuse, déneigée par le vent, pour y accéder) nous voilà en haut.
Benoit s'élance le premier dans la pente.
Shrrrt shrrrt shrrrt
, comme à l'habitude, Benoit enquille les virages sans broncher, dans un style magnifique, traçant des courbes quasi-parfaites à mac 12...
Je m'élance à mon tour.
Evidemment pour profiter comme il se doit d'une si jolie descente, il faut accepter la vitesse qu'elle nous offre, sinon ce serait gâcher... Alors je mule ! Mais je ne mule pas longtemps !!!
Au deuxième virage dans cette neige pas si bonne qu'escomptée tout bascule, et surtout moi d'ailleurs !!! En moins d'une seconde je me retrouve tête en bas et pieds en l'air et je ne peux que subir la gravité qui fait son travail... Je plonge... Tout s'accélère extrêmement vite : le ciel, le sol, le haut, le bas, tout passe devant moi à une vitesse si grande que je ne comprends plus rien. J'essai de planter mes pieds, mes poings, mais rien n'y fais. Je dévalle la pente à une allure incroyable... A un moment je me retrouve sur le ventre la tête en bas et là j'aperçoit un pylône, un bon gros pylône et ses cable vers lequel je me dirige à une vitesse effreinée...

Rien qu'à l'idée de m'écraser contre ce pylône mon sang se glace, surtout que j'ai encore le souvenir d'un jeune qui c'était tué à ce même endroit il y a quelques années. Je me démène donc de toutes mes forces en tappant des pieds et des mains mais rien rien n'y fait. Je ralentis un cours instant mais juste le temps d'imaginer une éventuelle possibilité de m'arrêter et j'ai déjà repris une vitesse folle... Mais comment  va finir cette course effrénée??

BROUF
Un choc énorme et doux à la fois, extrêment violent mais incroyablement agréable par rapport à celui auquel je m'attendais les dents serrées...
Evidemment je glisse encore car en tout état de cause un choc qui m'aurait arrêtée net aurait été fatal.
Après quelques secondes je réalise que c'est Benoît. Benoît qui me tient dans ses bras et qui, en appuie sur ses carres, essaie veinement de nous arreter !!
"il faut s'arrêter, il faut s'arrêter!!!" Je crie car je ne peux m'empêcher de penser au pylône qui nous attends en bas...
Heureusement, Benoît et ses cuisses bétonnées par des Km de D- avalés cet hiver finira par nous stopper. Dans un équilibre des plus précaires nous sommes là, au milieu de la pente, complètement choqués. Mais l'équilibre est si fragile... nous ne pouvons bouger sous peine de basculer et repartir dans cette glissade infernale...

Sylvain, le frère de Benoît ne mettra pas longtemps à réagir et nous rejoint. Il se positionne aussitôt en dessous des skis de Benoît pour les câler précautionneusement afin que nous ne repartions pas en luge...

Benoît fini par arriver à s'équilibrer afin que je puisse moi même planter mes chaussures et ainsi écarter enfin tout risque de glisser à nouveau. Le chauchemar est fini. Je suis tellement choquée que je mettrai d'ailleurs quelques secondes à reprendre mes esprits avant d'arriver difficilement à bouger... Tout mon corps est tellement endolori...

Finalement même si j'ai mal un peu partout, à priori je n'ai rien de cassé. J'ai le genoux qui me lance mais je peux me relever. Je décide donc de descendre récupérer mes skis afin de quitter cette pente au plus vite.

Un chaussage fébrile et 2 virages plus que tendue plus tard et j'ai rejoint la piste. De là je peux mesurer l'ampleur de ma chute.Tombée tout en haut, j'ai fini ma course quasi en bas, le pylône plus bien loin me tendant les bras... Et si ce n'est pas ce pylône qui m'aurait arrêté, qu'est ce que ça aurait été??? Peu importe. Je suis là, je vais "bien" et c'est tout ce qui compte. Après avoir remercié comme il se doit Benoît de m'avoir sauvé la vie avec tout le peu d'energie qu'il me reste, je regroupe le restant de mes forces pour descendre touuuuut doucement rejoindre Eva qui nous attend en bas et doit commencer à s'inquiéter de ne pas nous voir arriver...

Assise sur ma chaise au resto d'altitude j'en tremble encore et je suis complètement troublée. J'ai vraiment eu peur et j'ai vu un tas de choses déffiler devant moi, même si ce n'était pas ma vie ;-). En tous cas je réalise bien ce qui m'est arrivé et je ne cesse de remercier Benoît sans qui je ne sais pas comment ça se serait fini...

Après quelques dizaines de minutes et surtout 2 bonnes bières décontractantes, nous sommes reparti skier tout tranquillement car j'avoue que rien que l'idée de prendre un peu de vitesse me terrorisait. Quelques descentes pour vérifier que la machine fonctionne et je décide de retourner skier cette fameuse pente afin de dédramatiser, d'exorcicer le traumatisme. Et d'ailleurs je crois que j'ai vraiment bien fait car suite à cela toute mon appréhension s'est envolée !!

Bref, une bien belle peure qui me servira de leçon. Effectivement je pense être tombée après avoir déchaussée car je n'avais pas du tout bloqué mes low tech. Et oui, être en station, avec des potes... on est anti-concentrés et voilà ce qui  arrive...

Merci encore à Benoît qui d'ailleurs souffre de grosses douleurs aux bras depuis le choc. I'm so sorry...
par Rachel publié dans : Bla bla, para, & co...
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Vendredi 15 février 2008

Et oui (en attendant de me trouver un milliardaire) faut bien payer le loyer...
Alors au boulot pour 1 mois... Argh, ça va faire bizarre, j'avais perdu l'habitude !
par Rachel publié dans : Bla bla, para, & co...
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Mardi 27 novembre 2007

Toutes mes excuses ! Après un mois au taquet ski / ski de rando / grimpe et bringuasse pour profiter à fond des derniers moments sur Grenoble ce fut un déménagement épique qui m'a enfin menée là-haut... Puis juste le temps d'une rando (à 2 pas de chez moi, c'est démennnnt !) et les fêtes m'ont ramenées au berceau de la clairette ;-). Ajouté à tout ça un petit soucis de PC et vous comprendrez que je n'ai pas pris le temps de faire des mises à jour de ce mois de foli. Puis faut dire qu'il y a des moments qui sont tellement bon qu'on a pas envi d'en perdre une seconde, même pas le temps de tapper la pause pour une pauvre photo...

Alors voilà, juste un petit souvenir de the classique phamechaude où Benoît à perdu son pucellage de peau de choque... 

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Merci à tous pour ce fabuleux mois rempli de moments magiques !  
Et aujourd'hui, que c'est bon de se lever sous le soleil de Briançon..............................................!!!!!    
 :-)))) 

Joyeux noël !

par Rachel publié dans : Bla bla, para, & co...
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Mercredi 14 novembre 2007


avec un grand M !!!
ou    
Comment casser sa voiture sur les routes de l'Oisans
...






Ce matin reveil difficile à 5 heures du mat'. J'ai la tête comme prise dans un éteau, les sinus sous pressions, la gorge en feu et des ganglions énormes dans le coup... Pas la peine d'avoir fait médecine pour comprendre... Seulement je n'ai pas du tout envi de rester chez moi à me morfondre en attendant que ça passe. Ca ne me fera pas aller mieux, et même au contraire. Je décide donc de me bougez le Q. Ce n'est pas une foutue crêve, aussi carabinée soit-elle, qui va me gâcher la semaine Beaujolais / aniv / premières cascades / acquisition de mes nouveaux jouets, euuuu, piolets je voulais dire...  ça non !!!

Ainsi je me lève et sors mes sarkens brillants, mes nouveaux piochons et tout le bazards, et je prend la direction des plus belles montagnes du monde (ou presque ;-)). Comme prévu il pleut des cordes et la pluie s'épaissi vite en une jolie poudre blanche lorsque je remonte la vallée de la Romanche. Seulement le coton s'accumule de plus en plus et les voitures avancent de moins en moins, sans parler des camions qui sont toujours les premiers à se foutre en travers.... Je frôle le B4 approche voiture mais après quelques longues minutes d'incertitude, finalement, ça passe !!




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Aïe aïe aïe, des camions en travers dans la rampe des commères... Ca sent pas bon !!





C'est donc seulement à 8H30, soit plus de 2H30 après être partie de Grenoble, que j'atteinds enfin le Col du Lautaret... lieu du délit du jour. Seulement la tempête bat son plein et ma motivation s'en retrouve un tout petit peu égratignée...

Etant donné que j'organise actuellement ma migration vers mon pays de coeur, je me dit que je vais en profiter pour aller visiter 2/3 apparts en attendant une éventuelle éclaircie. Je reviendrais vers midi. De toutes façons ce ne pourra pas être pire que maintenant...

Je prends donc la direction de Briançon. A peine ai-je dépassé le Lautaret, que je croise le chasse-neige. Il est bien connu que si celui-ci a pour objectif de dégager la route à terme, l'effet n'en est pas toujours des plus immédiats, et peut être même inversé juste après son passage... Je me retrouve donc sur une piste de neige bien tassée, bien salée, et , immédiatement balayée par des rafales de vent glaciale, s'en retrouvant bien verglacée... Une vraie patinoire en somme !




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Avec la montée canon que je viens de faire avec mes super pneu neige (entre deux traines culs), je n'imagine pas un instant à quel point une voiture peut devenir incontrolable sur une patinoire... Dès le deuxième virage, la loi de la gravité en abscence de force de frottement me le rappelera cruellement et c'est, finallement heureusement, contre un beau parapé que je viendrais peufer ma jolie punto jaune...


Oui oui un gros PEUF !

PEUF comme le gros bruit qui a grondé lorsque, les dents serrées, je venais m'écraser contre le parapé...
PEUF aussi comme le nuage de peuf qui s'est envolé au moment de l'impact... Joli quand même  ;-)






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Déneigement de parapé by Rachel, ou l'éclate totale dans la PEUF !




Ce qui est moins joli c'est l'état de mon pare-choc et de ma roue après le PEUF.... Retour en première à La Grave : avec 2 roues qui se disent merde je ne pouvais pas aller plus vite sous peine d'éjectage immédiat dans le décors....

4 heures d'attente et un verdict plus que ruinant plus tard, j'embarque enfin dans un taxi direction Gre. Maintenant la question est : les 500 euros je les paye cash où j'attends l'année prochaine pour les prendre en malus? Hein? Qui dit mieux?

Ben moi je dis que je vais me coucher... on dit que la nuit porte conseil et même s'il n'est que 16 heures je crois que je vais enfin faire ce que j'aurais du faire ce matin : rester sous la couette !! @^#{% y'a des jours comme ça...

 

par Rachel publié dans : Bla bla, para, & co...
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Mardi 6 novembre 2007


… au Néron !



Copie-de-DSC00224.JPGGrenoble s'éveille doucement sous les nuages...



Ce matin, au terme d'une nuit encore trop courte,  j'ai bien envi d'aller prendre l'air sans pour autant me fatiguer... Je me décide donc finalement pour aller visiter Le Néron, cette fameuse montagne que je vois tous les jours depuis que je suis à Grenoble, voilà déjà 2 ans !
 
 

Non sans un bien joli fourvoyage approche voiture, je trouve finalement facilement le départ du sentier. Evidemment cette traversée étant plus une balade qu'une sortie "montagne", je n'ai pris soin d'emporter ni carte ni topo ni rien qui pourrait m'aider à trouver le chemin du sommet... Bref, je pars "à l'aventure" comme au bon vieux temps de mon enfance (@^#{@, un quart de siècle la semaine prochaine de diou !!!) où j'arpentais les montagne de la Drôme en ne suivant rien d'autre que là ou m'enmenait mon regard.



Heureusement des petites traces bleues permettent sans trop grand nombre d'égarements, de trouver facilement sont chemin afin de gagner les arêtes qui mènent au sommet...

Un seul regret : le temps maussade qui n'a laissé place au soleil qu'une fois la voiture regagnée...

Une seule conclusion : Ce fut une jolie sortie mais LA RANDO A PIED C'EST VRAIMENT PAS POUR MOI ! ;-)


DSC00267.JPGLe Néron enfin au soleil une fois que je suis rentrée chez moi, forcément...



D'autres photos ici...






par Rachel publié dans : Bla bla, para, & co...
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