Dimanche 11 mai 2008
Les 3 becs - La Pelle
Voie de La Résistance
le 10 mai 2008 avec Antonin


Voilà un beau projet qui se réalise...

Les 3 becs c'est un peu la montagne des Saillansons. Première rando avec les parents à 6 ans, puis avec les potes. Premières bringues/bivouac à la belle étoiles, premières rencontrent avec les chamois, les marmottes etc... alors, lorsque je me suis mise à l'escalade il y a quelques années et que j'ai découvert que La Pelle, cette falaise, ma falaise, que je vois depuis mon canapé, se grimpait, je fut immédiatement emballée par le projet de réaliser cette ascension. Monter aux 3 becs que je connais maintenant par coeur à pieds, par cette face raide au possible, voilà un défi invraisemblable  qui me faisait complètement rêver.

Je me souviens aussi de ce jour où 2 de mes copains discutaient au café des sports de Saillans, où nous, jeunes Saillansons, nous passions le temps à tuer le temps...
Le Vin's et Ruddy parlaient escalade. Le Vin's bossaient dans les travaux accro et donc avait quelques fois eu l'occasion de chausser des chaussons accompagnés par des potes plus expérimentés. Ruddy venait aussi d'essayer l'escalade le week-end précédent et, tout emballé, il projetait déjà d'aller grimper La Pelle. Et oui, c'est un Saillansons....
Vin's le calma tout de suite. Connaissant un peu l'escalade, les cotations et surtout les manip de corde et le vide, il expliqua à Ruddy qu'une telle ascension nécessitait un minimum d'entraînement physique et de connaissances techniques. Il lui dit que d'après lui, en s'entraînant à raison dune fois par semaine, il serait éventuellement possible d'envisager aller parcourir La Pelle environ un an plus tard et par un itinéraire aux difficultés limitées...

A l'époque, ni grimpeuse ni même sportive, j'avais assisté à cette conversation en totale spectatrice, impressionnée par l'entraînement que demandais la réalisation d'un tel projet. Puis, bien plus tard, ce fut mon tour de me mettre à l'escalade. Irrémédiablement en vraie Saillansonne, le projet de gravir La Pelle trotta immédiatement dans ma tête et je mis peu de temps à le réaliser en attaquant mes ascensions de La Pelle par la fameuse "voie des Parisiens," dès mes débuts en varappe. Un copains fort attentionné et pas mal doué en la matière avait généreusement accepté de m'y "traîner".
L'année d'après ayant gagné en autonomie je n'ai pu résister à aller "torcher" pas mal d'itinéraires mais je gardais celle là, LA voie dure de La Pelle, LA voie dont je ne connaissais personne qui en avait réalisé le  parcours, l'itinéraire majeur qui passe en son plein centre... Je la gardais pour le jour où je me sentirais à la hauteur, à la hauteur de la faire "proprement", en réversible et en ayant la marge nécessaire pour ne pas me mettre la trâche à chaque longueur!! (Bien qu'une fois j'avais failli y aller emmenée par 2 copains en pleine forme alors que je ne l'étais pas. "Heureusement" on avait butté dès la première longueur et mon "projet" restait donc intact.)

Ce jour est arrivé ce printemps. Après un hiver sans mettre les chaussons, l'influx de la reprise fut assez bon pour enfin projeter d'aller faire La Voie de la Résistance. Le passage d'Antonin et des Briançonnais dans le coin était le meilleur prétexte pour le réaliser...

A suivre...

par Rachel publié dans : Grimpe à la maison (Drôme)
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Jeudi 21 juin 2007
Les 3 Becs - La Pelle
Un soir d'été avant l'automne ou La Bouse à Fara, bis et répétita
Le 20 Juin 2007 avec Seb et François



Et oui enfin un retour sur le caillou !
Après un mois  à  me consacrer  uniquement  au perfectionnement  des  méthodes de glandage, alternant au mieux entre  farniente  en bord de  Drôme,  sieste  à la  piscine  et  loquage  sous  la  couette  les jours de  mauvais, j'avoue que je suis bien peu affutée en ce moment, voir complètement totalement ramollie...

Ainsi començant à ne plus du tout dormir la nuit sous la pression de mes cuisses inexploitées, j'ai enfin dédaigné ressortir les chaussons et le baudar histoire d'aller prendre l'air et de me remettre un poil de caisson avant de peut être enfin reprendre le chemin des hautes cîmes.

Seb et François passent donc me prendre ce matin direction La Pelle. Comme mère météofrance, en accord avec père Caplain (une fois n'est pas coutume) prévoit des orages dès 14h, le parti est pris de décoller relativement tôt histoire de ne pas se faire griller le haricot :-))).  Moi, comme je suis totalement décallée du fait de mon nouveau travail nocturne, je ne sais si, comme la nuit précédente j'aurai desespérément imité la chouette toute la nuit, ou si par magie, j'aurai enfin pu réussi à embrasser morphée. Mais, oOoh chance et bonheur ;-) je suis bien reveillée lorsque mes deux compères arrivent à 8h30 et après un faisage de sac exprèss, on décolle direction La Pelle.

Evidemment,  comme tout faisage de sac express digne de ce nom, j'oubli la moitié de mes affaires. Ainsi je pars quasi "à poil" sans matos, aucune sangle ni même un descendeur, sans parler de bouffe ou même de flotte... J'ai vraiment tout oublié !!

L'approche est violente mais rapide. Je n'avais pas de montre mais je pense qu'il nous a fallu guère plus d'une demi heure pour venir tapper contre le pied de la falaise. Faut dire qu'entre Seb qui prépare activement le proba et François qui s'entraine pour l'aspi, mes deux comparses sont des plus affutés et la (très) raide pente du Pas de Picourère ne semble pas leur faire le même effet qu'à moi, qui n'est pas bougé mon popotin depuis plus d'un mois...

Heureusement que la "recherche d'itinéraire" - feinte  ou pas (c'est surtout pour m'attendre sans me le montrer je pense ;-)) - les calmes, histoire de laisser passer "le guide local"  devant pour ne pas louper la vire nous menant à l'attaque des voies.

Depuis la veille, même s'il a vite été décidé que nous grimperions à La Pelle, que François à bien envi de visiter après en avoir tant entendu parlé, la question est de savoir par quelle voie nous irons la gravir. La classiquissime "voie des Parisiens" a été évoqué mais vite oubliée. Moi il ne me dérange pas de la refaire car de toutes façons j'ai déjà fait toutes les voies "interessantes et abordables" du secteur. Par contre Seb n'ayant fait que celle ci, il préfère aller en visiter une autre, ce qui est fortement compréhensible. Moi je leur conseil "Parfum d'Opale" que j'avais adorée mais les deux compères se sentant bien affutés tranchent pour la "voie de la résistance". Une voie à la réputation difficile et engagée avec des cotations sèches sur un rocher mitigé et un équipement espacé... Moi, ayant très très peu grimpé depuis quelques mois (j'ai du faire 8 longueurs de grimpe en un mois et demi !!), je les préviens que je ne pourrais leur poser la corde. Mais il en faut plus pour les décourager. Surtout que tout engaillardi par leur entrainement prè-ENSAtique, ils ne comptaient absoluement pas sur moi pour les sortir aujourd'hui.

Seb se souviens bien de l'attaque de la voie des Parisiens et c'est donc sans problème que l'on trouve La Voie de la Résistance,  quelques mètres plus loin.

Le départ est rude :  Un  premier point très haut, du rocher qui sonne creux, un 6a+ indécotable qui saisi "à froid" pendant que le soleil brûle...  Seb met un moment à partir. Faut dire qu'il faut en avoir envi, de tracter sur des écailles douteuses sans avoir pu mousquetonner un seul point et donc risquer de baaaser et sauter la vire... Le reste de la longueur ne l'enchantera pas plus à  priori et enfin arrivés tous trois au relais, la décision de descendre ne tardera pas à être prise aux vues de la suite qui n'a pas l'air d'être en meilleur rocher et pourtant qui se raidi encore... Un petit rappel plus tard, pas très pratique étant donné que je suis parti à poil et que mes compères n'ont guère plus de matos que moi, nous sommes de retour au point zéro et il faut à nouveau choisir une voie. Evidemment on a pas de topo (c'est toujours plus pratique de le laisser dans la voiture!) et c'est donc finalement Parfum d'Opale qui l'emportera sous mes vifs conseils.

On revient donc sur la vire chercher l'attaque de la voie seulement tous les départs se suivent et se ressemblent. Parfum d'opale est normalement l'avant dernière voie du secteur. On part donc sur l'avant dernière ligne de spits même si on ne trouve le "PO " normalement gravé sur le rocher au pied de la voie... C'est un peu un champ de mines ici alors on se dit que le cailloux où c'était écrit à lui aussi peut être été victime de la gravité...

La première longueur est une belle envolée sur dalles à silex, comme prévu. Seul l'équipement assez rapproché en début de longueur laisse planer un doute. Je me souviens que Parfum d'opale avait un équipement pour le moins aéré... Mais l'espacement entre les spits augmente en fin de longueur donc on doit être bon !?! Le doute persiste tout de même dans mon esprit et croît rapidement pour finalement être confirmé lorsqu'en milieu de deuxième longueur je reconnais un pas "caractéristique" ou j'avais trouvé l'équipement très con lorsque j'avais fait cette voie pour la première fois il y a deux ans maintenant : C'est dans "un soir d'été avant l'automne" que nous sommes et non dans Parfum d'Opale. Là, je suis assez dégoutée car je me souviens bien que cette voie n'avait rien de majeur, et bien au contraire, et pour un première visite de La Pelle pour François, et une première voie sportive ici pour Seb, c'est vraiment dommage : ils vont croire que c'est tout pas beau chez moi !!

Résultat, les longueurs merdiques s'enchaînent.  Après 2 grandes longueurs "potables" on passe à la bartasse. Les longueurs courtes, dans du rocher moisi, hypersuréquipées (et n'importe comment!!) s'enchaînent. Aucun plaisir à grimper... Le seule plaisir que l'on ait est d'être là, ensemble, à rigoler dans un beau cadre et sous une tempèrature des plus agréables (pour moi, car un peu "chaude" pour les Grenoblois ;-)), c'est déjà pas si mal mais bon, Seb et François sont venu de Grenoble... je suis un peu mal à l'aise... M'enfin le but n'était pas forcément de faire un truc "majeur" pour quiconque mais plus de se faire les bras pour les deux zozios et de reprendre la grimpe pour moi. Enfin si l'on avait pu joinde l'utile à l'agréable en faisant une belle voie, on aurait pas été fachés non plus. Tant pis, c'est comme ça, maintenant reste plus qu'à sortir cette bouse pour en finir au plus vite. Euuuuu cette voie je voulais dire ;-).

On ne fera donc pas de vieux os et c'est sans délectation aucune que l'on enquillera les dernières longueurs pour enfin venir profiter du soleil et de la vue à 360 que nous offre ce synclinal perché au milieu de la Drôme... Mais la faim nous rappel vite à l'ordre et les 2 barres de céréales avalés depuis le matin ne permettent pas de nous rassasier. On prends donc bien vite le chemin du retour sachant qu'une bouteille de Clairette nous attend au frais quelques centaines de mètres plus bas et que la piscine nous tend les bras... Ma maman aussi nous tend les bras lorsque l'on rentre à la maison, bras au bout desquels se trouve un beau clafoutis encore tout chaud sortant juste du four... Finalement notre but 15 jours plus tôt à La voie des Parisiens pour cause de crevage de pneu - météo incertaine et mini motivation (ahhh c'qu'on en trouve des excuse lorsqu'on a pas envi :-) aura été utile puisque les cerises que nous avions ramassées alors, ainsi savoureusement cuisinées et accompagné d'une boule de glace vanille, le tout arrosé de Clairette fraiche sera un vrai délice qui rattrapera presque la loose totale de la journée niveau grimpe. Pour finir de me faire pardonner de les avoir entrainé dans cette bouse il suffira d'une petite baignade dans la piscine et je crois que c'est pas bien fachés que François et Seb reprirent la route de Grenoble, me promettant de revenir pour faire mieux la prochaine fois. Tu m'étonnes !

et merci maman  ;-)  !!







L'anecdote :

A la descente on croise un bon éboulis.
"Youpi, j'aime bien les éboulis ça descend plus vite !!"
et hop! Je me lance dedans !
Une glissade, deux glissade et haaaaAAAA ! BOUM
Aïe, j'ai mal...

Copie-de-RACHEL-012.jpg
Je ne pu m'assoir plus que sur la fesse gauche durant toute la soirée....








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Addendum


Voici un mail de Bruno Fara que m'a transmis Manu Ibarra, où il donne quelques explications sur l'ouverture de cette voie. Avec son accord je le post ici pour que tous ceux qui aient pu lire mon récit puissent lire sa réponse !


"

j'ai lu un commentaire de Rachel Praly sur son blog ou visiblement elle a pas aimé le cailllou dans Un Soir d'été avant l'Automne... (moi non plus d'ailleurs à l'ouverture!)

peux tu si tu as son mail lui transmettre ton commentaire ... lu sur promo grimpe.
Nous attirons l'attention sur le fait que les chutes de pierres sont très faciles à déclencher dans les parties supérieures des voies : Les Fruits du Soleil et Un Soir Eté avant l'Automne et qu'il est donc plus que recommander ici plus qu'ailleurs de porter un casque dans les voies : Les Fruits du Soleil, Opium du Peuple, Un Soir Eté avant l'Automne, Parfum d'Opale.
Bonne grimpe.

et lui conseiller ma page perso:

http://bfara.free.fr/Accueil/Prealpes/La_Pelle/lapelle_histo1.htm

ou elle verra que les nombreux pitons (en trop ... selon ses dires) sont ceux que j'ai laissé "en tête" justement parceque le rocher était terrific ... et que à l'ouverture j'ai préféré faire du A1 pour éviter les blocs que je suis ensuite revenu purger par le haut (sans doute pas assez d'ailleurs vu l'éboulement qui a eu lieu :-))
"


et comme je lui ai répondu :

"
J'avoue que je suis très "brute de décoffrage" sur mon blog. J'y mets mes impressions à chaud (souvent le soir même) et c'est vrai que je ne pensais pas qu'autant de "beau monde" (comme toi et Manu par ex) venait le lire...
Bref voilà. J'ai pas été tendre sur ta voie mais en même temps c'est en toute sincérité que j'ai écrit l'article et sans méchanceté aucune.
D'ailleurs voudrais-tu que je rajoute à la suite de mon article les explications que tu viens de me donner par mail ainsi que le lien vers ta page web?
D'ailleurs tu sais, même si je ne l'ai pas trouvée belle je ne veux jeter la pierre a quiconque. L'équipement est un savoir et ne sachant absolument pas faire moi même (d'ailleurs j'aimerai beaucoup apprendre) et passant mon temps à parcourir des voies que "d'autres ont ouvert pour moi" (même si ça ne me dérangerais pas de grimper uniquement sur coinceurs), je dit merci à tous les équipeurs dont tu fais parti. Seulement ça ne m'empêche pas non plus d'avoir des avis et de les partager..."


Merci à Bruno Fara pour son acceptation de la critique et son ouverture d'esprit. Plus d'un se serait énervé à la lecture d'un tel article... et j'en profite pour lui dire merci, comme à tous les ouvreurs, pour toutes les superbes nouvelles voies qu'ils nous offrent. Mais evidemment on est jamais à l'abri d'un raté... ;-)

Les seuls équipeurs à qui je ne dit pas merci, et bien au contraire, sont ceux qui vont spiter les vieilles classiques... D'après moi le terrain de jeu de la grimpe est ancore bien assez grand pour ne pas venir piétiner celui des autres... Ceci n'est que mon avis et n'engage que moi evidemment.


par Rachel publié dans : Grimpe à la maison (Drôme)
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Mardi 8 mai 2007

 

Archiane
Voie du Levant
Le 7 mai 2007 avec François

 

Départ tranquilou à 9h passés d'Archiane, on attaquera la voie vers 10h30, immédiatement suivis par une sympathique cordée de gendarmes du PG de Cham en entraînement (ah ils l'ont belle!). Je commence la voie par un dièdre en V. Quelques pitons traînent ça et là mais le premier est déjà bien haut... Ayant seulement pris un petit jeu de 5 câblés et un friend, ce n’est pas évident de se protéger, et pourtant le rocher est fortement douteux. Surtout que même si avant je me régalais à cavaler 10 mètres au dessus de vieux pitons rouillés, j'ai maintenant bien assimilé qu'ils étaient loin d'être indestructibles et je suis donc d’autant plus prudente…


L'excellent topo de Christophe Heydel, choppé sur C2C, me permet de rentabiliser les manips en sautant le premier relais pour aller directement me loger dans une niche 45 mètres plus haut. Je fais venir François qui poursuit aussitôt par une longueur d'escalade "semi-interieur" en III puis une sortie dalleuse en V qui lui donnera quelques sueurs : dur dur la reprise ! J'enchaîne ensuite sur une jolie traversée en V+ puis 6a toujours en dalle, qui d'ailleurs donnera à nouveau quelques coups de sang à François, malgré qu'il soit en second et bien assuré !! (car, une fois n'est pas coutume, j'ai assuré sur la gestion de la corde à double en pensant à mon second, gentille fifille que je suis ;-) ;-).


Un court dièdre aérien en V+ plus tard, François fait relais pour me faire venir afin de traverser la vire sans qu'il n’ait de tirage. Puis je repars dans la longueur suivante en 6a (ou V+/A0) qui passe un bombé pour venir traverser une grande vire et faire relais à plus de 50 mètres de longueur de corde à l'extrémité droite de la "grotte". De là, François redescendra quelques mètres puis traversera à droite pour gagner un beau mur en V+. Relais. Et je repars au dessus. Après un court passage en 6b+ où je n'hésite pas un instant à utiliser la ferraille comme prise d'escalade, je remonte une jolie fissure en V+ où je m'attarde quelque peu dans l'espoir de récupérer un câblé resté là… Mais voyant François et les gendarmes derrière commençant à subir le froid avec le petit vent qui se lève, je ne m'attarderai pas plus longtemps et tant pis pour le câblé. Snif.


Nous ne nous attardons pas non plus à la vire médiane où il aurait été fort plaisant de pique-niquer en profitant du superbe panorama qui s'offre à nous. Même s’il n'est pas spécialement tard, il n’est pas non plus bien tôt (14h) et la voie est loin d'être fini, même si la seconde partie est à priori moins longue. François trace donc direct dans la longueur en V+ athlétique suivi par du V délité pour faire relais sur un arbre juste en sortie. Il me fait venir afin de, là encore, traverser la partie facile au dessus sans tirage. Je le rejoins donc, traverse le bousier et poursuis sur la longueur suivante qui nous laisse un peu plus perplexe quant à l'itinéraire. L'équipement aussi est plus douteux et c'est à mon tour de me faire quelques bonnes sueurs dans ce grand mur en V+ lorsque je suis assurée uniquement sur un piton branlant (j'pense que j'aurai pu le sortir à la main !!) tout là-bas... J'aurais bien posé quelques points dans la fissouille sur ma gauche mais mes petits câblés ne daignent pas s'y coincer et j'ai posé mon unique camalot après avoir grimpé plusieurs mètres sans protection dans un gros cairn où l'escalade étaient facile, mais les relents de la PA et des conséquences du base en TA bien présents… Ainsi mon mental gazouillant me permettant de me régaler dans les dalles et fissures de la première partie de la voie m’avait soudainement lâché et c’est les jambes jouant de la mandoline que je poursuivi cette longueur en suant…

 Je croise un relais noté Rf (relais facultatif) sur mon topo. N’étant pas une fana des manips de corde je me dit que je vais donc continuer et je poursuis par une escalade semi interne en V+ difficilement protégeable qui ne me laissera pas de répit…

J’avoue que je serai bien soulagée lorsque, enfin, j’arriverai à clipper le relais après que François ait du partir à corde tendu et que je me sois battu avec un tirage monstrueux pour arriver à avancer sans en perdre mon baudrier…

 

Ce petit moment de guerria passé, je suis bien contente que François prenne la relève pour aller en découdre avec ce V+ sur écailles douteuses puis cette traversée en 6a qui, bien que peu difficile, reste fortement impressionnante. Peut être trop d’ailleurs… François n’en finira même pas avec cette longueur de 25 mètres et construira un relais juste après alors qu’il aurait du poursuivre encore une dizaine de mètre au dessus pour trouver le relais en place... Ainsi la longueur d’après, déjà annoncée de 40 mètres en V puis VI dalleux, passe donc à plus de 50 mètres ! Et avec le combat que je viens de mener je n’ai pas envi de recommencer ! Monsieur n’a pas voulu finir sa longueur pour ne pas grimper avec du tirage, ok, mais c’est pas pour ça que je dois en subir les conséquences ! Donc après quelques petits échanges tendus (mettez une excitée impatiente avec un impatient excité, et ça fera des étincelles) sous le regard amusé des gendarmes, il repartira donc finalement devant à la longueur suivante, non sans quelques douces exclamations, mais je pense (j’ai pas osé lui demander de peur de relancer la fureur) qu’il ne le regretta pas car il s’agissait d’une sacrée belle envolée…

 

Vient enfin la dernière longueur pour moi et donc le dernier combat. De l’escalade dalleuse, protégée par des spits, OUF (car je n’aurais rien pu poser dans cette dalle…) mais des spits tous les 8 mètres seulement… S’ensuit une belle fissure qui vient me finir les bras ? Ou plutôt le mental ? Ou certainement les deux !! Je suis donc bien contente lorsqu’une fois la longueur finie je viens faire relais sur un bon arbre pour faire venir François qui ensuite, par moins de 50 mètres de terrain à chamois, viendra en finir avec la voie cette fois ! Ouf !

 

M’enfin en finir avec la voie, ce n’est pas en avoir finit avec la journée ! Effectivement on a laissé le sac au pied ayant prévu de redescendre par les rappels du grand couloir est. Seulement on ne sait pas où sont ces rappels et ayant pour seul indication en tête « rejoindre le grand couloir Est et ses rappels » du topo Duhaut - Ibarra, absolument incomplet, il faut bien le dire, ben on est bien mal barrés !

 

Heureusement après avoir barulé un moment sur une vire, on fini par apercevoir les gendarmes sur une autre vire en face. Probablement mieux renseignés que nous, ils nous indiquent le chemin à suivre et après encore quelques hésitations et détours, dans ce cirque où toutes les vires se ressemblent, on finira par trouver le grand couloir est et ses lugubres rappels…

 

Descente du pierrier efficace, mais pas trop (on est bien fatigués et on tient à nos chevilles), pour regagner le pied de la voie et notre sac. On s’écarte un peu de la falaise afin d’éviter les chutes de pierres et l’on peut enfin se poser histoire de manger un bout tranquillou en profitant des dernièrs rayons de soleil éclairant Archiane, sa forêt luxuriante et ses imposantes falaises, toutes sculptées et aiguisées par le temps et l’érosion…

 

Vive la Drôme !







Pas de photo, par défaut... d'organisation dirons-nous ;-) ;-) (Le photophone de François est cassé et comme il ne m'avait pas prévenu je n'ai pas pris le mien, dommage !), mais pour rattraper cela, peut être que quelques illustrations "faites maisons" suivront bientôt !

par Rachel publié dans : Grimpe à la maison (Drôme)
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Mardi 1 mai 2007
Archiane
Dernier Envol
Le 30 avril 2007 avec Guillaume et Nico




Ou la voie démente !!!



Même si je n'ai pas grimpé depuis un moment, la grande voie de la veille, que dis-je, l'aventure de la veille (c'est pas tout les jours qu'on s'embarque dans une grande voie inconnue, avec un compagnon de cordée pas plus connu, et juste une corde d'attache...) m'a vraiment emballée et motivée à grimper. Parfois il faut savoir laisser faire le destin...

Ainsi je me laisse facilement embarquée dans cette nouvelle "aventure" que me propose Nico : aller faire "Dernier envol" le lendemain à Archiane : 250 mètres d'ED+ avec juste une corde d'attache de 60 mètres (on a pas de rappel !) bien qu'ils soient annoncés des orages... et ce alors que je n'ai pas fait de 6b ou plus depuis 3 mois au moins !! Mais Nico est motivé pour deux, et moi pour 1 et demi au moins, alors avec toute cette motivation on va bien y arriver !

Dans la soirée le destin refait des siennes en nous apportant Guillaume (et sont rappel, ouf c'est déjà ça), lui aussi chaud bouillant pour aller envoyer à Archiane. Si avec toute cette motivation on sort pas.... pas possible, on sortira !




Lundi matin nous voilà donc les 3 compères partis en direction du Grand couloir Est. L'approche est vite avalée, tout en papotant, sans même un fourvoyage ! (ça a bien faillit mais non !). A un moment je leur dit "je pense que l'attaque doit être par là" et il suffit de lever les yeux pour apercevoir les spits... Mais que se passe-t-il? Si ça continue la vierge va apparaître !! ;-) ;-)

On s'équipe donc et la négociation pour le partage des longueurs commence. Bon, déjà c'est sur, c'est Nico qui fera les 2 longueurs "dures". Moi je ferais bien la première longueur et donc la deuxième, question commodité (comme il va falloir changer l'encordement à chaque changement de leader). Guillaume ferait ainsi les 2 autres longueurs "faciles" soit L4 et L6. Ca semble tout bon ! Sauf que Nico avait repéré cette voie en passant devant et en bavant sur cette fameuse première longueur en rocher rouge... Une négociation ardue s'engage donc et finalement, malgré le soutien de Guillaume, je ne pourrais que céder devant  les yeux pétillants de Nico  parlant de cette longueur qui lui fait tant envi depuis si longtemps. Moi s'il ne me l'avait pas proposé, je ne serai pas là à faire cette voie aujourd'hui. Je ne peux donc qu'accepter...

Ainsi Nico part devant et quand je le vois monter sur cette écaille en rocher douteux pour aller clipper le premier point toulao, je me dit que ce n'était peut être pas une si mauvaise idée de lui laisser...
Finalement, même en second, je me ferais bien plaisir . Puis avec la grande traversée au départ premier ou second même combat, donc pas de regrets. Seule la fin est dans l'axe et le devers me tirant sur les bras, j'ai certainement bien fait de ne pas aller me dauber à l'échauffe. En moul' c'est quand même beaucoup plus détendue....

Malheureusement ce que je redoutais arriva. A la seconde longueur quand je voulu partir devant le moral n'y était plus. On était déjà plein gaz et il fallait rejoindre le pilier par un pas très finosse, au niveau du spit mais sans pouvoir le mousquetonner... ambiance ambiance, moral et posage de pieds nécessaire, ce fut la retraite pour moi et c'est finalement Nico qui reparti poser la corde. (M'enfin mes compagnons étaient d'accord pour dire  que le pas  était plus que le 6a+ annoncé. Vérité ou  pure gentillesse ? Personne ne le saura ;-))

Ceci étant, ça confirme bien qu'il est pour moi nécessaire de partir devant dans la première longueur pour pouvoir ensuite grimper "correctement" dans une grande voie, comme la veille où enchaîner du 6a/b équipé light et sans topo ne m'a posé aucun soucis... M'enfin dans l'immédiat il n'en était pas de même et c'est donc Nico qui fit le guide... et finalement jusqu'en haut!!

Ainsi les longueurs se sont enchaînées, plus impressionnantes les unes que les autres avec un gaz toujours croissant... Le summum fut la longueur après la grotte : Un toit à traverser, soit en libre (7c), soit, comme pour nous, en A1. Une avancée de bien 5 mètres au dessus de 200 mètre de vide où il fallait se balancer de cordelette pourris en cordelette pourris... puis finir en libre par un 7a déversant pour aller gagner le relais ! Heureusement Guillaume était là pour me faire la courte échelle afin de gagner le premier point puis quel délire de se retrouver là, à pendouiller au dessus du vide!!! Fabuleux!! Rajoutez à cela les échos de l'orage grondant, ça vous donne une ambiance du tonnerre !! Sans mauvais jeu de mot ;-). D'ailleurs quelques gouttes eurent la bonne idée de passer pendant qu'on était encore à l'abri et c'est complètement enjoué (ça dope l'adrénaline !) qu'on s'est retrouvé tous les trois au dernier relais.

Une longueur et une averse plus tard (fallait bien terminer en beauté ;-)) on avait fini la voie. On avait beau être fatigué, c'était tellement énorme qu'on était encore plus motivés qu'au départ... c'est dire comme on s'est régalé !!!

Pliage de corde en 2 - 2 étant donné le temps "humidifiant" et retour au pied de la voie pas plus long par le bon éboulis du Grand Couloir Est, sauf pour Nico qui n'avais pas pris ses chaussures afin de grimper light au max. Heureusement le gentil Guillaume aux cuissots d'acier lui écourta le supplice en lui ramenant ses claqués. C'est beau la solidarité tout de même ;-))

Une longue pause au pied de la voie, une pause dans la forêt, un canon à la buvette d'Archiane... ou comment profiter des choses simples comme partager de bons moments après une belle voie. Finalement c'est vraiment ça que j'aime en montagne : le plaisir de faire de belles choses mais surtout de partager simplement ces petits bouts de vies intenses avec des gens que l'on apprécie.
par Rachel publié dans : Grimpe à la maison (Drôme)
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Dimanche 29 avril 2007
Reprise de la Griiiiiiiiiiiiimpe !!!!!!!!!!!!!!!



Roche Rousse ( Synclinal des 3 becs ou forêt de Saou)
Petite Pomme
Le 29 avril 2007 avec Nicolas


 


Ca y est je suis enfin retournée tâter du (beau) caillou, que ça fait du bien !!! Depuis cet automne je n'avais pas remis les pieds en falaise et depuis 3 mois je n'avais même pas du remettre des chaussons... Après une petite séance décrassage avec Claude au Petit Désert mercredi il devenait urgentissime que je retourne me faire plaisir en falaise, au soleil, et sur du beau caillou qui plus est.


La plus grande difficulté pour moi à la reprise c'est que je n'aime pas faire « de la merde" mais en même temps je ne peux commencer par des trucs abo... Toute la subtilité réside donc en l'art de trouver une voie qui me fait assez envie pour que ça me motive, sans que ce soit trop dur...


Une autre difficulté peut aussi être de trouver des partenaires aspirant aux mêmes critères. Le problème c'est qu'autour de Grenoble je commence à déjà avoir un peu écumé les jolies classiques. J'avais donc décidé d'enfin aller (re)visiter les falaises de par chez moi.... LA DROME !


Malheureusement j'ai attaqué l'escalade en partant de chez moi justement. Je ne connais donc pas la communauté grimpante locale et j'ai donc bien souvent du mal à trouver des partenaires... Mais cette fois j'étais bien décidée : je grimperais dans la Drôme !

Un petit message sur le forum de camptocamp et j'obtiens très rapidement la réponse de plusieurs personnes, à priori toutes d'un niveau bien respectable. En discutant un peu je comprends vite qu'ils sont montagnards de surcroît. Tout de bon quoi !

Ainsi je retrouve Nico ce matin à 10h sur le parking juste en dessous du Col de La Chaudière. Hier au soir on s'est mis d'accord par téléphone pour monter aller faire duralex, ou petit felix, ou bien même les deux si l'on est motivés et si la météo le permet. Ce sont des "petites" grandes voies de 160 mètres et d'un niveau bien raisonnable qui me permettront de me refaire des bras avant de pouvoir aller envoyer dans des voies plus longues...


10 heures et quelques, on décolle donc direction le Pas de Sierra. Jusque là tout va bien puisque j'ai déjà fais ce chemin des dizaines de fois... D'après le topo, lu (un peu trop) vite fait à la voiture, il faut prendre une vire allant passer sous les falaises de Roche Rousse, ce que l'on fait donc. Sauf qu'on avance, on avance, on avance et on s'aperçoit finalement qu'on est certainement trop bas et que la fameuse vire doit être au dessus de la barre rocheuse au dessus de nous. On fait donc demi tour, on remonte et on reprend la direction de Roche Rousse où un cairn délimitant une vire viens conforter notre intuition. Toujours en papotant on suit la vire afin de  trouver l'attaque des voies mais on avance et on ne voit toujours rien... Finalement après avoir quelque peu fait les sangliers dans un couloir herbeux et broussailleux  assez raide, on finit par revenir sur une vire qui longe la parois jusqu'à trouver un relais... On ne sait pas où l'on est ni ce qu'elle est cette voie mais vu qu’on est totalement paumés, on ne va pas faire les difficiles. Une voie c’est mieux que rien alors allons voir ce que c'est que cette voie...


On se retrouve donc dans une voie que l'on découvre au fur et à mesure, ne sachant rien d'elle, absolument rien... C'est la surprise à chaque nouvelle longueur !! Des longueurs d'ailleurs bien jolies. Je me régale de belles envolées bien gazeuses sur ces fameuses dalles à Silex typiques du coin. C'est absolument magnifique. Et avec le panorama flamboyant des couleurs de printemps qui respirent la vie, cette escalade au soleil est plus qu'un régal... D'autant plus que l'équipement est pour le moins "light". Point trop n'en faut, juste ce qu'il faut, pour assurer sa sécurité sans aucunement s'embarrasser. Et lorsque on ne sait ni où l'on va, ni la cotation que l'on va rencontrer, cet équipement pour le moins aéré ne fait qu'augmenter la sensation de découverte et d'aventure. Sublime.


Ainsi donc on gagnera doucement (c'est à droite là? Non à gauche? Attends je vais voir à droite... Rooo putain non je vois un spit tout là-bas à gauche !!!), mais sûrement, le près de Roche Rousse ou le soleil nous accueillera gaiement afin que l'on retourne chercher nos affaires à pieds (nues !!!! J'ai oublié mes baskets en partant dans la voie !!!). Une petite averse plus tard on découvre enfin toutes les voies que l’on a raté le matin en retournant chercher nos sacs ! Soit on papotait trop, soit on était pas reveillés… Sûrement un peu les deux… mais elles sont toutes belle et bien là, les voies qu’on avaient repérées sur le topo !!!

On se pause donc manger un bout puis on prend le chemin du retour. Le soleil et revenu et les couleurs sont toujours aussi belles. Que ça fait du bien de revenir grimper « à la maison » !!!


 


 

En cherchant sur le net j ai fini par trouver le topo de la voie qu on a fait !

http://www.promo-grimpe.com/topos_pdf/petite_pomme.pdf


 

Pas de photos j'ai oublié le chargeur à Grenoble :-))


 


 

 

par Rachel publié dans : Grimpe à la maison (Drôme)
commentaires (3)   
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