Lundi 27 novembre 2006

Presles - Fond du Cirque

Thurifère Solitaire

Le 26 novembre 2006 avec Sylvain

Un plan montagne qui tombe à l’eau, un coup de fil à Sylvain pour prendre quelques news et un autre projet se monte : Une ch’tite grande voie ce dimanche à Presles, histoire de reprendre la grimpe en profitant jusqu’au bout de ce mois de novembre sacrément ensoleillé…

 

Départ donc « tardif » ce matin à 10 heures passées de Grenoble direction le spot grandes voies des Grenoblois (et Lyonnais d’ailleurs). Après un petit détour intempestif, du à un papotage intensif, on arrive enfin à Presle. D’entrée on croise un wagon de chasseurs, mais sans incidences heureusement, et quelques minutes plus tard nous voilà sur le sentier direction les rappels de Torquemada. Il fait beau, chaud, et la vue est toujours aussi belle. Ca promet encore une grande journée en falaise !

 

Une fois équipés, on dépose nos sacs au sommet des rappels de Torquemada. Evidemment j’suis partie à l’arrache. J’ai oublié mon machard et j’ai même pas une sangle pour me vacher ni de mousqueton à visse… M’enfin j’ai un chausson de chaque pieds, c’est déjà ça ! Sylvain me file donc du matos et 4 rappels plus tard nous voilà au pied de la voie. Sylvain qui avait déjà l’essentiel du matos sur lui part devant. Pour une fois, et cela n’est pas coutume à Presles, la première longueur ne présente pas un pas abo bien expo au départ, mais au contraire, l’escalade est tout de suite jolie, technique et bien protégée. Ca ne va être que du plaisir !

 

9 longueurs assez courtes (forcément pour faire 200 mètres…), de la belle escalade. Pas mal de dalle, de la fissure, du dièdre, de jolies traversées et de belles envolées, un reversible efficace et l’après-midi passe rapidement et la voie aussi. Nous qui avions peur d’un retour « à la frontale », mais sans frontale, puisqu’on ne les avait pas prises (ou plutôt oubliée ;-)), c’est finalement à 16h et donc bien de jour que l’on regagnera la voiture, tous deux charmés par cette jolie voie et ce bon moment passé en falaise. Moi qui avait peu de motivation pour grimper dernièrement (faut dire qu’espace vertical c’est quand même moins bucolique ;-), je me suis fait sacrément plaisir dans cette jolie voie « facile », d’escalade fine… De quoi redonner envi d’aller envoyer le steack en falaise vain diou !!! Finalement, je ne languis plus tant que ça la neige… Ahhhh si seulement on pouvais alterner cascade, ski de rando et falaise au soleil, c’que ça serait bieeen !!!!

  

 

Peut être une ou deux photos bientôt, si Sylvain pense à me les envoyer… J

 

 

 

 

par Rachel publié dans : Chartreuse/Vercors
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Lundi 13 novembre 2006

Col du glacier noir

couloir nord ouest (à la descente!!)

le 13 novembre 2006 avec François

 

 

 

vue-emeraude.jpg

Mais non je ne me trompe pas. La photo est bien celle du Col !! Et oui c'est le Col du Glacier Noir et son couloir Nord Ouest que l'on peut distinguer sur la gauche. Itinéraire idéale pour redescendre de la goulotte "Emeraude de Gauche" (à droite du Col sur la photo) non??

 

 

13h, nous sommes au sommet de la goulotte, béa d'admiration devant le panorama grandiose qui s'offre à nous... Mais le froid nous rappel bien vite à l'ordre et il est temps de prendre le chemin du retour. Surtout que celui-ci va être long étant donné que nous devons commencer par gagner le Col du Glacier Noir afin d'ensuite en desescalader son couloir NW qui fait tout de même pas loin de 400m... Puis ensuite il reste encore le retour sur le glacier noir, soit  facilement 2 à 3 bonnes heures de marche!!!

Je desescalade donc le couloir versant sud en direction d'un relais de rappel pendant que François me contre-assure sur un becquet. Pendant que j'installe le rappel, il me rejoint rapidement et nous nous retrouvons vite 55m plus bas. Par une courte desescalade puis une traversée à flanc du glacier du coup de sabre nous nous retrouvons au pied d'un éperon rocheux qu'il faut remonter pour accéder au Col. Le rocher est pourri et ça deverse partout. On ne sait pas trop par où l'attaquer... La seule solution doit être d'aller chercher un couloir un peu plus bas sur la droite ou de remonter plus haut à gauche vers là d'où l'on vient... Mais François, pris d'un élan de motivation me lance "Faut bien que je mette à profit mon entraînement grimpe! Je passe par là! Feu!!" et aussitôt dit, il s'engage dans un pas abo et deversant d'escalade, évidemment quasi improtégeable étant donné la pitoyable qualité du caillou...

"- François rappel toi la Pierre-Alain, soit prudent, desfois ça part alors qu'on aurait cru pouvoir y tracter un boeuf!!"

Je m'inquiète fortement de la tournure que prend la situation mais je sais que François est loin, trés loin d'être bargeot et qu'il se souvient trés bien de l'épisode de la PA... M'enfin je ne peux m'empêcher de stresser quand je le vois tracter sur ces prises qui ne demandent qu'à péter...

Finalement le bougre ne s'en sort pas si mal et s'empresse de monter m'assurer depuis le Col. A mon tour je misère bien pour passer ce ressaut abo. Je fini par rejoindre François plus essouflée qu'aprés les 450m de goulotte...

Un petit coup de thé chaud et c'est parti pour la descente. Au début, je ne suis pas bien fière quand je vois l'ampleur du couloir à desescalader. C'est bien pentu et bien long!!! Moi qui suis déjà bien fatiguée (on vient quand même de se tapper environ 1700m de dénivellé dont plus de 450m de goulotte!!!)!!!

Bref toutes façons pas le choix, faut y aller alors feu, c'est parti. Au début je desescalade et François me contre assure depuis le haut en se calant bien dans la neige. Moi je suis bien persuadée que si je pars il ne me retiendra pas mais bon il tient à faire comme ça alors... Alors on fait comme ça un bon moment jusqu'à que ça me gonfle trop et que je craque et que je finisse par me desencorder pour desecndre plus vite et plus confortablement. Puis au moins si l'un se la colle ça évitera que les deux y passent... M'enfin toutes façons (rassure toi maman ;-)) pas possible de se la coller. Les pentes ne sont pas trés raides (55° max) et on a des crabes et des pioches aux extrémités!!! Bref je descend ainsi un moment jusqu'a apercevoir de la glace dans le bas. François se pose alors sur un becquet pour m'assurer pendant que je vais voir ce qu'il en est. Pas de soucis ça passe bien. Je me désencorde à nouveau pour qu'on puisse descendre sans s'enméler les pinceaux.

Arrivée à la rimaye je descend prudemment. Elle est physiquement bouchée mais l'aspect et la couleur de la neige laisse présager d'un pont de neige des plus fragile. J'ancre bien mes deux piochons au plus bas possible dans la neige dure et tente de passer doucement... Mais ce que je redoutais ne tarde pas à arriver: je me retrouve les deux pieds dans le vide, agrippée à mes piochons... Heureusement j'avais prévu le coup. Je remonte donc assez facilement en "zone sure" mais je mesure bien vite la bêtise de mon geste, imaginant François arrivant ici et ne voyant plus aucune trace de moi à part un trou béant dans la rimaye...

Bref, je remonte vite me réencorder au bout de la corde qui pendouille au dessus de moi et crie à François de m'assurer pour passer la rimaye qui craint. Je prends un "OK" pour un feu vert et, par un pas d'équilibriste, passe la rimaye avant de descendre au plus bas dans la pente de neige pour assurer le passage de rimaye de François. Par un grand bon, il en finit avec cettes dernière difficulté et vient me rejoindre. Il m'avouera rapidement qu'en fait il y avait eu malentendu et qu'il ne m'assurait pas vraiment lorsque je passais la rimaye...

Ce petit épisode m'ayant bien refroidi, je redouble donc de prudence pour passer le bout de glacier bien tourmenté afin de retourner, enfin, chercher nos baskés laissés le matin sur le glacier.

 

Emeraude14.jpg

 

Ouffff! Contente d'être enfin en bas!!!

 

 

 

Emeraude15.jpg

 

Là, aux vues de nos tronches, pas moyen de dire qu'on est pas fatigués!!

Derrière nous la goulotte bien visible à droite (ligne rectiligne sortant au "col" ou à la "brêche" sur l'arête) et le large couloir légèrement courbé venant du col du glacier noir à gauche.

 

 

 

Finalement moi je décide de garder mes grosses pour éviter les déboitages de chevilles le temps de descendre la pierraille du glacier noir. François, lui, chausse tout de suite les baskés, et les multiples et spéctaculaires gamelles que je me prendrais, du au manque d'adhérence des grosses sur les plaques de glace, atesterons bien qu'il avait raison!!

C'est donc finalement à presque 20h que nous regagnons la voiture, bien fatigués mais tellement heureux qu'on ne peut s'empêcher de tirer des plans sur la comète pour notre prochain jours de congés la semaine prochaine...

 

par Rachel publié dans : Oisans mon amour
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Lundi 13 novembre 2006

Ailefroide Orientale

Goulotte Emeraude de gauche

le 13 novembre 2006 avec François

 

vue-emeraude.jpg

 

"Emeraude de gauche" est la ligne à l'aplomb du nuage vertical, sous le soleil.

 

3h30 du matin, le réveil sonne et il n’est pas facile de sortir du duvet par ce froid mais avec la journée qui vient, autant ne pas traîner dès le matin. D’autant plus que j’ai bien dormi et je suis en pleine forme. Il n’en ai pas de même pour François qui apparemment à du mal ce matin…  

 Ptit dèj avalé, on est prêt à 4h10 du matin pour partir à l’assaut d’une goulotte du glacier noir. On verra laquelle une fois là-haut, au pied des grandes faces.

 Approche sans anicroches, 2h40 plus tard on pose nos sacs et nos baskés au pied de la face nord de l’Ailefroide. Maintenant il faut choisir la ligne qu’on gravira aujourd’hui. La Pschitt nous tente bien mais les rafales de vents, à nous coucher par terre, nous ont dissuadés de nous engager dans un itinéraire aussi long. En vue d’une grosse baston contre les éléments on choisi donc cette magnifique ligne qui s’offre à nos yeux, d’une pureté extraordinaire : « L’Emeraude de gauche »

 

 

 

 

 moi-le-matinEmeraude01.jpg

 

Le matin au pied de la goulotte. Levé de soleil grandiose...

 





François part devant pour la première longueur. Un beau mur assez raide se dresse devant nous avec une glace polystyrène peu protégeable. Quelques rochers émergents laissent l’espoir de placer quelques protections. Après un mauvais friend et un coinceur qui ne tardera pas à glisser le long de la corde, François fait relais sur un bon becquet afin de me faire venir. Je récupère le matos et poursuit au dessus dans des pentes moins raides ou je peux placer quelques broches et protections sur des cailloux de ci de là. François se retrouve  rapidement en bout de corde, il part donc à corde tendu et après avoir franchi un petit ressaut bien retord en mixte je le fais venir sur un relais bétons sur deux bons becquets au pieds de la goulotte encaissée.

 

 

 

 

 

 

Emeraude03.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ne fait pas chaud. François repart direct dans la goulotte où la pente se redresse, la ligne s’affine, l’ambiance grandit… Ca grimpe, c’est beau, mais il est toujours aussi difficile de se protéger dans cette glace sans consistance…

 

 

 

 

 

 

 

 

François, surmotivé pour mettre à profit son entrainement grimpe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pieds-fran--oisEmeraude05.jpg 

 

 

Je le rejoins au relais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu de corde tendue puis François fait relais et me fait venir. Au dessus on aperçoit un beau morceau de goulotte bien encaissée et surtout un beau ressaut raide et pas large. Aller, ce sera pour moi !

 

 

 

 

moiEmeraude06.jpg

 

 

 

 

Je repars donc dans la goulotte. La pente est soutenue et je ne peux pas vraiment protéger. Il n'y a pas vraiment de glace et le rocher est compact ou branlant... Comme d'hab en montagne, mais là plus que jamais, il ne faut pas tomber!

 

 MOImeraude07-copie-1.jpg

  


Moi dans la goulotte, puis dans le ressaut raide...

 Emeraude08.jpg

 

 


 

 

François part à corde tendue. Moi j'arrive au pied du ressaut. Il est raide et étroit, ça risque d'être baston. Je veux protéger mais la glace est pourri. N'ayant rien d'autre à mettre je pose une broche quand même. A l'attaque du ressaut une écaille me permet de poser un friend mais elle sonne terriblement creux... J'crois qu'faudrait vraiment éviter de tomber dessus...

 

Le ressaut est en fait un bouchon de neige. Pas de consistance, pas de glace, c'est assez la misère. Finalement ça me permettra de mettre en appplication mes acquis technique de grimpe et ça change du bourrinage, passage finosse et technique oblige. Heureusement que j'avais baaaasé les dragonnes!

 

  

Je continue car pas moyen de trouver des rochers pour faire un bon relais et la glace est inbrochable... Mais lorsque je me retrouve presque "à poil" avec plus qu'un friend, une sangle, une broche longue et une courte, je me résoud à faire un relais sur broche. Necessité faisant loi, je trouve même un bon morceau de glace correct pour brocher et je fais venir François. Il repart, fini les quelques mètres de goulotte et gagne les pentes supèrieures de neige... On finira ainsi à corde tendue jusqu'en haut.

 

  Emeraude10.jpg

 

Les pentes de neige supèrieure

 

 

Emeraude11.jpg

Et un panorama grandiose...

 

 

et enfin le sommet   !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Emeraude12.jpg

 

Sortir entre le Pic Sans Nom, le Coup de Sabre, l'Ailefroide... c'est INDESCRIPTIBLE ce que l'on peut ressentir! Que c'est beauuuu!!!!!!

 

 

 

 

 

par Rachel publié dans : Oisans mon amour
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Vendredi 10 novembre 2006

Aiguille du Chardonnet

Goulotte Charlet-Bettembourg

Le 8 novembre 2006 avec Fix

 

Photos et récit à venir!!

par Rachel publié dans : Chamonimonix
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