Dimanche 29 avril 2007
Reprise de la Griiiiiiiiiiiiimpe !!!!!!!!!!!!!!!



Roche Rousse ( Synclinal des 3 becs ou forêt de Saou)
Petite Pomme
Le 29 avril 2007 avec Nicolas


 


Ca y est je suis enfin retournée tâter du (beau) caillou, que ça fait du bien !!! Depuis cet automne je n'avais pas remis les pieds en falaise et depuis 3 mois je n'avais même pas du remettre des chaussons... Après une petite séance décrassage avec Claude au Petit Désert mercredi il devenait urgentissime que je retourne me faire plaisir en falaise, au soleil, et sur du beau caillou qui plus est.


La plus grande difficulté pour moi à la reprise c'est que je n'aime pas faire « de la merde" mais en même temps je ne peux commencer par des trucs abo... Toute la subtilité réside donc en l'art de trouver une voie qui me fait assez envie pour que ça me motive, sans que ce soit trop dur...


Une autre difficulté peut aussi être de trouver des partenaires aspirant aux mêmes critères. Le problème c'est qu'autour de Grenoble je commence à déjà avoir un peu écumé les jolies classiques. J'avais donc décidé d'enfin aller (re)visiter les falaises de par chez moi.... LA DROME !


Malheureusement j'ai attaqué l'escalade en partant de chez moi justement. Je ne connais donc pas la communauté grimpante locale et j'ai donc bien souvent du mal à trouver des partenaires... Mais cette fois j'étais bien décidée : je grimperais dans la Drôme !

Un petit message sur le forum de camptocamp et j'obtiens très rapidement la réponse de plusieurs personnes, à priori toutes d'un niveau bien respectable. En discutant un peu je comprends vite qu'ils sont montagnards de surcroît. Tout de bon quoi !

Ainsi je retrouve Nico ce matin à 10h sur le parking juste en dessous du Col de La Chaudière. Hier au soir on s'est mis d'accord par téléphone pour monter aller faire duralex, ou petit felix, ou bien même les deux si l'on est motivés et si la météo le permet. Ce sont des "petites" grandes voies de 160 mètres et d'un niveau bien raisonnable qui me permettront de me refaire des bras avant de pouvoir aller envoyer dans des voies plus longues...


10 heures et quelques, on décolle donc direction le Pas de Sierra. Jusque là tout va bien puisque j'ai déjà fais ce chemin des dizaines de fois... D'après le topo, lu (un peu trop) vite fait à la voiture, il faut prendre une vire allant passer sous les falaises de Roche Rousse, ce que l'on fait donc. Sauf qu'on avance, on avance, on avance et on s'aperçoit finalement qu'on est certainement trop bas et que la fameuse vire doit être au dessus de la barre rocheuse au dessus de nous. On fait donc demi tour, on remonte et on reprend la direction de Roche Rousse où un cairn délimitant une vire viens conforter notre intuition. Toujours en papotant on suit la vire afin de  trouver l'attaque des voies mais on avance et on ne voit toujours rien... Finalement après avoir quelque peu fait les sangliers dans un couloir herbeux et broussailleux  assez raide, on finit par revenir sur une vire qui longe la parois jusqu'à trouver un relais... On ne sait pas où l'on est ni ce qu'elle est cette voie mais vu qu’on est totalement paumés, on ne va pas faire les difficiles. Une voie c’est mieux que rien alors allons voir ce que c'est que cette voie...


On se retrouve donc dans une voie que l'on découvre au fur et à mesure, ne sachant rien d'elle, absolument rien... C'est la surprise à chaque nouvelle longueur !! Des longueurs d'ailleurs bien jolies. Je me régale de belles envolées bien gazeuses sur ces fameuses dalles à Silex typiques du coin. C'est absolument magnifique. Et avec le panorama flamboyant des couleurs de printemps qui respirent la vie, cette escalade au soleil est plus qu'un régal... D'autant plus que l'équipement est pour le moins "light". Point trop n'en faut, juste ce qu'il faut, pour assurer sa sécurité sans aucunement s'embarrasser. Et lorsque on ne sait ni où l'on va, ni la cotation que l'on va rencontrer, cet équipement pour le moins aéré ne fait qu'augmenter la sensation de découverte et d'aventure. Sublime.


Ainsi donc on gagnera doucement (c'est à droite là? Non à gauche? Attends je vais voir à droite... Rooo putain non je vois un spit tout là-bas à gauche !!!), mais sûrement, le près de Roche Rousse ou le soleil nous accueillera gaiement afin que l'on retourne chercher nos affaires à pieds (nues !!!! J'ai oublié mes baskets en partant dans la voie !!!). Une petite averse plus tard on découvre enfin toutes les voies que l’on a raté le matin en retournant chercher nos sacs ! Soit on papotait trop, soit on était pas reveillés… Sûrement un peu les deux… mais elles sont toutes belle et bien là, les voies qu’on avaient repérées sur le topo !!!

On se pause donc manger un bout puis on prend le chemin du retour. Le soleil et revenu et les couleurs sont toujours aussi belles. Que ça fait du bien de revenir grimper « à la maison » !!!


 


 

En cherchant sur le net j ai fini par trouver le topo de la voie qu on a fait !

http://www.promo-grimpe.com/topos_pdf/petite_pomme.pdf


 

Pas de photos j'ai oublié le chargeur à Grenoble :-))


 


 

 

par Rachel publié dans : Grimpe à la maison (Drôme)
commentaires (3)   
Lundi 23 avril 2007


Proba 2007 : LE RECIT

 

 

 

 

 

photo-Miss-Rachel.jpg

Photo : Thomas Touverey

 

A la fin de la première montée à peau de phoque. Alors que Paul Robach m'encourageait, moi je ne savais même plus comment je m'appelais... :-))

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Partie I : Une étoile est née !!! OU PAS, justement ;-)

 


 
 

Bon aller ça y est après cette semaine de digestion je daigne enfin revenir sur ce fabuleux, ou pas, moment, que fut la première épreuve du proba aspi 2007 : entretien sur la liste de course et épreuve de ski.

 

 

 

Après un hiver à faire de la station pour suivre les conseils de mes coatch perso (François et Sylvain, pour ne pas les nommer) pour qui le proba ski se définissait à peu près comme une épreuve de descente abo précédée d’une montée dérisoire (toutes façons, t’as la caisse !  qu’ils disaient… ha ha !! On verra qu’ici comme pour les sondages de la présidentielles la vérité n’a parfois rien à voir avec les estimations qu’on avait pu s’en faire… ;-))

 

 

 

Bref donc, après avoir passé ces dernières semaines à arpenter les pistes des 7 Laux (le salaire de vendeuse à Space Mountain ne me permettant même pas d’aller « rider » dans des stations plus prestigieuses), je me suis donc retrouvée à Chamonix ce lundi matin à 7H30 à ne pas encore savoir à quelle sauce j’allais être mangée… J’allais malheureusement bientôt le savoir d’ailleurs ;-) ;-)

 

 

 

Et là je pense que j’avais déjà commis la première erreur :

 

Revenons un peu en arrière

 

4H45 le reveil sonne. Je me lève, la tête dans le pâté. Première question habituelle après être allé pisser : qu’est ce que je mets ?? Baaa, il va faire chaud, j’ai de la route (et évidemment pas de clim dans ma caisse) je vais donc tabler sur du léger. D’autant plus que je passe un entretien aujourd’hui… je vais transpirer… partons donc sur du light : l’ensemble jupe débardeur sera donc adopté. Et là je crois que c’était ma première erreur… à suivre…

 

 

 

Donc revenons à 7H30 à Cham lundi matin. J’arrive et je rejoins la foule de candidats  - bronzage/trace de lunette/polaire de montagne -  qui rempli le hall d’accueil de l’ENSA. Pas de doutes je ne me suis pas trompé de jour !

 

 

 

La liste des candidats présentant la liste de course est affichée dans le hall avec, en face, la salle où se rendre. Il n’y a pas d’horaires précises, on se retrouve donc tous à glander devant nos salles en attendant notre heure. Là, sur la porte, la liste est affichée avec l’ordre de passage. Ca tombe mal je suis la dernière mais maintenant que je suis là je préfère attendre ici histoire d’être sur de ne pas rater mon tour. Pour se détendre un peu je discute avec les autres candidats. Malheureusement la détente n’est pas de longue durée puisque le premier candidat fait un malaise et ressortira par la porte de derrière après que nous ayons vu passer le médecin… de suite, ça met dans l’ambiance !!

 

 

 

« Rachel !»

 

Ahhh, j’crois qu’c’est à moi là…

 

Bon ben quand faut y aller, faut y aller…

 

Là je me retrouve assise face à Mister X et Monsieur Y, tous deux en train de se ré imprégner de ma liste de course. Je suis assez tendue mais je me dis que je n’ai pas une trop mauvaise mémoire (après avoir passé ma nuit à potasser topos et photos !!) et même si les plus anciennes de mes courses ne sont pas forcément limpides comme de l’eau de source (mais plutôt comme un picon bière bien chargé en picon ;-)) je me dit que ça va le faire. Enfin j’essaye de m’en persuader…

 

 

 

« Alors Rachel, dis nous pourquoi tu es là aujourd’hui. Qu’est ce qui t’as donné envi de devenir guide ? Pourquoi veux tu faire ce métier ?? »

 

Argh.

 

Je me retrouve comme une conne, sans voie.(c’est dire ! Car c’est rare chez moi ;-)). Je m’étais attendue à tous types de questions allant de la cascade de glace au ski de randonnée mais rien de la sorte... Quelle conne j’aurais du y penser !!! M’enfin il n’est plus l’heure de faire son auto-critique et plutôt l’heure de répondre alors je me reprend et après un très (trop) long « euuuuuuuuu » classique prologue des entretiens oraux stressés, je me lance et je leur explique tout simplement pourquoi je suis là...

 

 

 

Finalement la conversation s’engage et je me rend vite compte qu’ils sont fort sympathiques, ces guides que l’on pense souvent bourrus, et l’entretien prendra la forme d’un agréable dialogue. Je pense évidemment qu’il en a été ainsi parce que je connaissais bien mon sujet. Il ne doit pas être de même avec les candidats moins bavard, comme Thierry qui répond que c’est une « bonne bambée » lorsqu’on lui demande comment était Naïa, mdr !!!!

 

 

 

Bref après avoir passé en revue la tête du rouget, d’abord par rackam le rouget, approche de la Bérarde et descente dans la voie on passera au rouget toujours mais par la directe 76 et l’approche depuis le soreillet avec descente par la voie des plaques. Puis on ira faire un tour à Cham pour discuter de la goulotte Escarra au Chardonnet et de sa descente ainsi que de la Verte par le couloir en Y et la descente du Whimper pour revenir dans les Hautes Alpes du coté des Cerces afin de causer des « dents de Cyrielles » puis de la voie Bonnati au Pic Coolidge et encore de la descente ainsi que du Pic Nord des Cavales et la fameuse « action directe » ainsi que sa descente, l'écume des jours aux Tenailles de Montbrison, Beber sur prise à l'Aiguillette du Lauzet et même L'hirondelle des faubourgs à Omblèze ! Puis d'où je connais machin, où est ce que j'ai rencontré truc, etc etc... Finalement on énumèrera ainsi une bonne dizaine de courses où je m’appliquerais à raconter précisément les cheminements, conditions etc et tout se déroulera bien agréablement afin que la fin de l’entretien soit cloturé par un beau : « Bonne chance pour le ski !! » confortant. Enfin pas pour bien longtemps… Vous avez parlé ski ? Ah oui le ski ? Ce truc où on se met des planches sous les pieds, accrochées aux chaussures pour glisser sur la neige…. Hum oui, je crois que je connais le ski. Le ski…. Ahhhh le ski ! Voilà la discipline dans laquelle je brille, que dis-je, j’illumine - ! - par ma médiocrité (nullité ??).

 

 

 

 

 

Ainsi donc je m’étais bien préparée à l’épreuve. Comme dit plus haut j’avais passé des journées en stations, affublée du meilleur matériel qui soit (ou presque) avec mes Méga-ride flambant neuf ainsi que de mes gros « fat » : les « exclusive légend powder » de Dynastar, avec un patin plus large que ta main (wouaaaa la rime !!)  sùr qui je comptais pour casser les bosses, n’étant pas capable de le faire moi-même…

 

 

 

Mais c’est là que l’erreur du matin survient ! (ou ma prise de conscience de celle-ci peut être)

 

Et ben oui ! C’est quoi c’te nana en jupe qui viens déjà, avant même qu’il soit probaté conforme pour pouvoir aspirer à devenir guide, nous draguer nos gadjos qu’on a pas encore eu le temps d’estampiller du tampon ENSA bordel !?! Quoi ? Noooooon ?? ELLE inscrite ? Avec sa petite jupe violette ?? Une guidette en jupe !?! Poua, on n’a jamais vu ça et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer… Il ne manquerait plus que ça !

 

Et là, le cerveaux fumant, Moulinos & co se sont mis à imaginer le plus sournois de tous les probas ski, afin d’éliminer cette nouvelle espèce de candidat… en jupe !

 

 

 

C’est donc à 15 heures passées que je découvris, ébahie comme tous mes comparses, le programme gentiment concocté pour le lendemain : l’épreuve du proba ski 2007 restera dans les mémoire, c’est moi qui vous le dit ! Moi qui avait fait de la station tout l’hiver au détriment de ma montagne bien aimée… qui avait investi dans des gros fats que j’ai jamais compris à quoi ils servent au péril de mes feus altitrails trop biiiiiennnnn (snif) et de méga-ride beaucoup moins confortables que mes bonnes vieilles TLT 3 je suis stupéfaite et alors résignée… déjà je ne sais pas skier. Mais si en plus faut nous demander de bien skier au milieu d’une épreuve type compète de ski alpinisme avec 8 kilos sur le dos et des fats au pieds, je crois que j’ai signé mon arrêt de mort. Et je ne croyais pas si bien dire…

 

 

 

 

 

Ainsi donc je me suis retrouvée dans la queue de la benne des grands montets, mardi à 7H30 comme tous ces candidats au sourire crispé et aux airs faussement décontractés. Chacun savait ce qui l’attendait, ou presque, et on avait pas franchement envi de rigoler tout de suite…

 

 

 

Une petite descente d’échauffe. Je n’enchaîne pas trois virages dans ces bosses surtracées et bien gelées… Ca va être baston. Deuxième descente, je m’habitue un peu à cette neige béton et je rejoins mes confrères du jour au départ de l’épreuve. Il est 9H45 et je  pars à 9h54, il est temps de se  préparer...

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Partie II : Que l'aventure commence enfin ! Ou toujours PAS ;-)

 

 

 


 

« N°25 au départ ! »

 

Rooo putain ! A peine ai-je fini de fermer mes chaussures et accroché mon sac que je m’élance pour en finir enfin avec cette foutu épreuve de ski qui régit ma vie, il faut bien le dire, depuis plusieurs mois maintenant.

 

 

 

A cet instant je suis gonflée à bloc. Même si cette énorme motivation est des plus artificielle et risque de s’effondrer à tout moment (le matin même je me demandais encore si je me présentais au départ… OU PAS; je sais que je suis nulle et que je ne l'aurai pas cette année de toutes façons...) maintenant je suis là alors autant tout donner : C’est parti !

 

 

 

Je pars donc comme une furieuse (enfin il me semble… Peut être que mes spectateurs ont eu une autre impression mais pour moi c’était du « lâché de chevaux » ça ;-)). Les deux premiers virages s’enchaînent bien même si je me retrouve étonnamment à skier une neige lourde au lieu de la patinoire à laquelle je m’attendais... Mais le « pas si pire » ne durera pas longtemps puisque levant un instant la tête j’aperçois un filet qui délimite à priori un « petit couloir » ??  - j’sais pas c’qu’il y a derrière on voit rien ??? - .

 

« Aller c’est pas le moment de faire ta fiaute, arrête de te poser des questions et lâche tout, fonce  ! » me dis-je, et donc je fonce !

 

 

 

Je fonce tout droit sur c’te bosse sans savoir ce qu’il y a derrière et le « brouf » synonyme de plantage dans un tas de neige trafollée ne tarde pas à se faire entendre… Moi qui voulais envoyer du gros et skier vite, j’ai réussi ! Me voilà plantée les deux skis dans la neige ! Je me dépêche donc de sortir un ski, puis l’autre, afin de vite vite reprendre la descente... Reprendre la descente c’est beaucoup dire quand à peine 2 mètres plus bas j’me retrouve à nouveau plantée dans un goulet de neige pourrie… Je ne vois même plus mes skis !!Alors à nouveau je déloge mes skis de leur lourde emprise, l’un, puis l’autre ... « mais non, mais non, t’as pas l’air ridicule » (faut être sacrément persuasive envers sois même pour ne pas se décourager dans ces cas là) et je repars essayer d’enfin enchaîner quelques virages... Là je me rends compte que je ne dois pas avoir repris ma respiration depuis au moins le « top » de mon départ… Je mets donc fin à mon apnée et réussi enfin à m’extirper de ce goulet piégeur à grand coup d’escalier et de dérapages !! sisi ! et en goûtant même à quelques branches de la végétation locale au passage… avant d’arriver sur une zone presque skiable où je me prépare à pouvoir ENFIN sortir mon plus grand ski : Je suis remotivée à bloc (enfin je m’y efforce courageusement), je vais enfin envoyer du gros !

 

 

 

Mais encore une fois l’espérance ne sera que courte illusion car je ne tarde pas à réaliser que les membres du jury, au pied de la descente, sont animés par de grands mouvements douteux… !!?? Voudraient-ils me dire quelque chose ?? Ah oui on dirait bien ? Je crois qu’ils crient… Effectivement ils crient ! Ils sont même en train de s’époumoner à me hurler des consignes…:Hein ? Quoi ? Qu’est ce qu’ils disent ??? Plus à droite ?? Rooooo putaiiiiiiiiiinnnnn, j’suis dans la trace de montée !!! complètement hors zone de descente !!!!!!

 

 

 

Alors oui, cette fois j’abandonne l’idée de « skier », et c’est toute penaude et bien piètrement que je m'efforce de finir au mieux la descente et de rejoindre le jury après cette grande démonstration de n’importe quoi... mais l'épreuve n'est pas fini... Je me prépare déjà psychologiquement à la montée abo qui m'attend... Arrivé à auteur du jury, pas le temps de reprendre mon souffle que l’un d’eux me lance illico :
« - Numéro 25, il est 9H58, tu as 2 heures pour monter te présenter à D2» (comprenez la descente n°2).
Là, plus que jamais, je m’efforce de me convaincre que même si ce n'est vraiment pas gagné, ce n’est pas encore tout à fait perdu…

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Partie III : Suite et FIN... ouf, enfin !

 

 

 


 

 

 

 

 

Arrivé en bas je colle mes peaux le plus rapidement possible et j’attaque la montée… Presque immédiatement je me rends compte que la trace est assez plate et fait de lonnnnnngues traversées… Mais je n’ose pas sortir du tracé et je cavale donc à droite – conversion - gauche - conversion - droite – conversion - gauche etc… en essayant de garder une bonne allure pour ne pas trop perdre de temps à prendre du déniv. (D’ailleurs j’évite au passage 2/3 candidats qui ont fait la même erreurs que moi à la descente et se sont retrouvés dans les traces de monté… L’un deux finira même par dire au jury qu’ils arrêtent de s’exténuer à hurler « à droite ! A droite ! » puisque pour nous, à la descente, c’est à gauche qu’il faut aller !!!! :-)

 

 

 

Finalement, même si une ou deux bombes ne tardent pas à me doubler, j’arrive à prendre un rythme pas si éloigné que ça de celui des autres gars. Par contre cette trace toute plate m’obligeant à cavaler n’est pas du tout à mon avantage. Déjà j’ai pas trop l’habitude des traces douces (je suis plutôt du genre à tracer raide dans l’pentu) puis faut dire qu’avec mes petites jambes je fais 4 pas quand des grands gaillards n’en font qu’un…

 

 

 

Alors j’ai l’impression de brasser brasser brasser quand monter tout droit aurait été très largement possible… Quelques fois je coupe un peu les grands virages quand même, car ça me saoule trop. Ca me rappel des randos ou des compètes, où je passe mon temps à croiser les mêmes personnes : je les double lors des montées et me refais doubler dans les « plats »… Bref, il doit décidemment y avoir un truc que je n’ai pas compris en rando car apparemment ma technique de glisse à plat n’est pas des plus efficaces !

 

 

 

Je continue donc à brasser brasser brasser et il commence à faire chaud. Pourtant la neige est toujours aussi béton et je suis bien obligée de faire attention dans quelques traversées. Je perds de plus en plus de temps par rapport aux autres concurrents et je me prends même une bonne gamelle dans une pente une peu trop gelée pour moi… et aller ! 50 mètres à remonter ! Comme si j’étais pas déjà assez à la rue comme ça !!!

 

 

 

Pour pouvoir « gérer mon effort » j’avais taxé la montre altimètre de François. Et ben je n’ose même pas la regarder tant j’ai peur de voir ce qu’elle indique !! et surtout d’abandonner en voyant cela ! Ainsi je continu à lutter contre moi-même et mes cuisses qui me supplient d’arrêter pour garder un rythme toujours aussi élevé dans ces plates traversées…

 

 

 

Je finis par m’énerver un peu et je décide enfin de quitter la trace. Toutes façons perdu pour perdu ! Finalement je monte plus vite car je garde le même rythme mais en montant plus raide. Seulement il est trop tard j’ai déjà les cuisses cannées et le soleil commence à être bien haut dans le ciel… ça cogne…

 

 

 

Ca cogne de plus en plus et j’avance de moins en moins. La fatigue commence à céder la place à la souffrance et je me mets à suer comme un phoque… Le soleil me brûle, j’ai le cœur qui cogne dans les tempes et mes cuisses commencent à ne plus répondre… Bastien et Thierry, partis longtemps derrière moi, me rattrapent. Je commence à m’arrêter tous les 3 virages pour me reprendre… je leur annonce même froidement que

 

« Je crois que je vais arrêter là… 

 

 - Mais non ! Aller, courage ! Continues !! Il doit rester 300 mètres !! »

 

Alors je prends mon courage à 2 (voir 3) mains et je continue…

 

Maintenant le soleil me calcine littéralement la tête et mes cuisses ne supportent plus aucun effort. Je n’arrive plus du tout à avancer… Incroyable. Avec toutes les randos que j’ai faites, je crois que c’est la première fois que je me prends une décharge pareille. Ca doit être ça que l’on appel « couler sa bielle ». Ben ça y est je sais ce que c’est…D’habitude lorsque je dit à mes cuisses qui crient aux secours : « vos gueules les mouettes on continue et on avance », et ben elles obéissent ! Mais là rien à faire, j’ai beau tout essayer ça ne marche plus !! Peut être est-ce l’effet exacerbé de la non motivation ou de la non envi d’être là…

 

 

 

C’est con, il doit me rester 100 mètres à faire pour arriver en haut mais je ne suis plus capable d’avancer. Mes cuisses ne répondent plus. Comme le dit si bien Olivier, je suis cuite comme un jambon, j’ai la tête comme une cocotte minute prête à exploser…

 

 

 

Là, je réalise que tous les autres concurrents ont tombé le casque. Et oui le casque. Il me fait chier ce casque depuis le début après tout. Toutes façons maintenant que je suis morte je n’ai plus rien à perdre. Autant prendre le temps de le quitter ce @^#$ de casque. Je quitterais même bien les skis car ces dernières traversées en dévers sont chiantes à souhait. A chaque pas je misère pour ne pas glisser et étant donné mon état de fatigue toute économie serait la bienvenue… Mais je me dis que si le jury me voit arriver en haut les skis sur l’épaule, ils risquent de ne pas trop comprendre. Une des candidates fort sympathique qui me double à ce moment là et à qui je demande ce qu’elle en pense me conforte aussi quant à mes doutes. Je finis donc à skis, mais enfin droit dans l’pentu. Surtout qu’avoir retiré mon casque ma donné un second souffle. Je crois que le casque violet en plein cagnard, ça fait quand même pas mal cocotte minute…

 

 

 

Arrivé en haut je suis assez désespérée quant à la suite des événements. Déjà je ne pensais pas l’avoir, ce proba, à cause de mon mauvais niveau à ski. Mais là, en plus, si je prends des pénalités à la montée car je suis trop longue, c’est sur que je vais être recalée ! Alors à quoi bon !?! Mais un groupe de personnes postés en haut de la montée m’encouragent (membres de l’ENSA et autres professionnels de la montagne je suppose). Je me dit qu’ils n’ont pas tord. Après tout j’ai fait le plus « dur », alors autant finir maintenant que je suis là.

 

 

 

Tranquillement (plus rien ne sers de courir maintenant…) j’enlève donc mes peaux et je pars monter le petit bout d’arête avant de chausser mes skis et descendre (aïe ! oh putain ! Mes cuisses ne répondent plus !!!) me présenter au départ de la deuxième descente notée.

 

 

 

Petit aparté : je tiens à m’excuser auprès de tous les candidats m’ayant doublés en haut de la montée et à qui je n’ai pas forcément répondu lorsqu’ils m’encourageaient. J’avoue qu’à ce moment là je souffrais tellement que je n’ai pas trouvé la force de répondre à tous par un petit mot gentil. Certains ce seront vu gratifié d’un sourire (les premiers certainement) et d’autres se sont carrément fait envoyé chier (les xième qui me demandaient « ça va ? » ont essuyé mon ras le bol de tout ça…) car il faut bien le dire : non, ça n’allait pas ! Désolée … 

 

 

 

Bref, donc me voici à D2 : plus découragée que jamais. Je m’élance en pensant déjà à la montée suivante qui m’attends… Je me force à essayer d’engager, d’aller vite, mais cette neige dur me renvoi en pleine figure (ou en pleine cuisse) la branlée que je viens de me mettre à la montée. Rien ne répond et l’énergie que j’encaisse, ben…. Je n’arrive pas à l’encaisser justement et je subi complètement cette descente ou le tracé assez raide en neige glacée mériterait d’avoir de bon cuissots en état de marche pour tenir ses skis… Ainsi je fais au mieux, essayant de donner du rythme à mon ski mais surtout de tenir… tenir seulement jusqu’en bas car mes cuisses sont en feu et mes skis glissent vite… beaucoup trop vite pour moi ! A peine partie et fait mes premiers virages que je me retrouve au dessus d’un goulet (simulé en milieu de piste par des filets). J’essai de gérer, enchaîner, ne pas trop déraper, mais c’est dur, trop dur… Je n’y arrive pas…. A la sortie du goulet je me relève un peu histoire de délayer mais encore une fois cette neige dure n’autorise pas les erreurs et je pars en dérapage pour me retrouver à glisser…posée sur la hanche... Putain en plus j’ai déchaussé…

 

 

 

Malgré tout je vais pour me relever, presque totalement désespérée. Mais là je me rends compte que l’avant de ma fixation est restée accrochée à ma chaussure !! alors que le ski, lui, n’y est plus attaché ! Mèèèèèrdeuuuuu, j’ai arraché ma fix !!!

 

 

 

Finalement la déception ne sera pas de longue durée. Au moins le calvaire est fini : c’est la libération, enfinnnnn !

 

Dans ma tête tout se bouscule : finit le ski, finit les journée à se forcer à aller en station. Finit de stresser à penser à ce proba où je sais que je vais être ridicule. Finit tout ça et retour à la liberté. Liberté d’aller en montagne et aller en montagne pour y faire ce qui me plait ! Pour le PLAISIR !

 

 

 

Ainsi c’est finalement avec le sourire que je descends à pieds rejoindre le jury pour rendre mon dossard. Je serais venu, j’aurais vu, et maintenant je sais à quoi m’attendre pour la prochaine fois. Finalement le proba 2007 sera pour moi une victoire à travers l’échec. J’aurai encore appris plein de choses, autant sur le ski que sur moi-même. Une expérience sacrément enrichissante…

 

 

 

 


par Rachel publié dans : Bla bla, para, & co...
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Mercredi 18 avril 2007
Col du Laurichard
Le 15 avril avec ... pfiouuuu, tout plein de monde !!


Ou un réveil sur les skis après une courte nuit suite à une nimp' idée à minuit de monter dormir au col du Lautaret... Résultat : la troupe nous réveil en arrivant au Col à 7h (de dieu on est pas couchés depuis longtemps !! ) et je suis à peine sortie du duvet qu'ils sont déjà parti... M'enfin le petit dèj sauc' - beaufort - champ' (et rouge ;-)) au Col de Laurichard vaut bien plus qu'un p'tit dèj au lit. Quoique... ;-) ;-)


Bref, une tite rando tractage, histoire que Nat nous montre comment il nous sème allègrement à la descente dans c'te neige pourrie... Un bien bon moment en tous cas avec plein de gens connus, ou pas, mais surtout plein de bonne humeur (et de bonnes choses à boire et à manger ;-)) et même une bonne bière au soleil en terrasse à Villar d'Arène en final.


Des photos ici et !











par Rachel publié dans : Ski de montagne
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